Trois difficultés juridiques menaçaient la vente d'un actif commercial
Gestion & Asset Management — Copropriété — Urbanisme — Baux commerciaux
Un actif valorisé, une vente qui semblait acquise
TGC était titulaire d'un mandat de gestion portant sur un ensemble immobilier commercial appartenant à un marchand de biens. Celui-ci avait acquis l'actif quelques années auparavant avec l'objectif d'en améliorer la situation locative, puis de le revendre. Après le départ de l'ancien occupant et la conclusion d'un nouveau bail avec une enseigne internationale, l'opération de valorisation avait atteint ses objectifs. Un investisseur s'était porté acquéreur. Mais les investigations préalables à la vente ont fait apparaître trois difficultés susceptibles de remettre en cause sa réalisation.
Trois problèmes distincts, aux conséquences potentiellement considérables
Une surface louée qui n'appartenait pas au propriétaire. Des plans établis par un géomètre ont révélé qu'une petite partie des locaux exploités par le locataire empiétait sur les parties communes d'un immeuble voisin. Bien que limitée, cette surface était nécessaire à l'exploitation du commerce. La situation soulevait une question majeure au regard de l'obligation de délivrance du bailleur.
Un risque de participation à d'importants travaux. Une partie de l'actif dépendait d'une copropriété dans laquelle un autre propriétaire envisageait une restructuration significative. L'acquéreur craignait de devoir supporter des dépenses susceptibles d'affecter l'équilibre économique de son investissement.
Une incertitude sur l'usage juridique de certains locaux. Les documents anciens désignaient de manière imprécise une partie des surfaces commerciales. Les recherches auprès des services de l'urbanisme ne permettaient pas d'établir formellement leur usage historique, alors même que les règles applicables avaient évolué. Cette incertitude préoccupait particulièrement l'acquéreur, compte tenu des conséquences qu'une contestation aurait pu avoir sur le bail en cours.
Droits sur les surfaces
Un empiétement limité, mais nécessaire à l'exploitation du commerce.
Copropriété et travaux
Un risque de participation à des dépenses importantes décidées par d'autres.
Urbanisme et usage
Un historique d'usage impossible à établir formellement en l'état.
→ Trois obstacles levés, une vente menée à son terme.
Plusieurs mois de recherches et de négociations
Dans le cadre de notre mandat de gestion, nous avons accompagné le propriétaire dans la recherche de solutions permettant de sécuriser l'opération. Pour la surface empiétant sur les parties communes voisines, un accord a été négocié avec la copropriété concernée, puis formalisé par une convention d'occupation de longue durée. Pour les travaux envisagés dans l'autre immeuble, une solution conventionnelle entre copropriétaires a permis de clarifier la répartition des dépenses et les engagements respectifs, sans recourir à une restructuration juridique complexe. Enfin, concernant l'usage des locaux, il a fallu reconstituer leur historique, examiner d'anciennes autorisations administratives, analyser les documents de copropriété et approfondir les règles juridiques applicables. Ces recherches ont permis de construire, avec les conseils intervenant à l'opération, une argumentation suffisamment étayée pour lever les réserves des acquéreurs.
Une vente finalement réalisée
Ces trois difficultés relevaient de domaines distincts : droit des baux commerciaux, droit de la copropriété et droit de l'urbanisme. Leur résolution a nécessité de croiser les analyses, de coordonner plusieurs interlocuteurs et de rechercher des solutions juridiquement adaptées et économiquement acceptables. Après plusieurs mois de travail, les obstacles ont pu être levés et la vente menée à son terme.
L'enseignement : l'expérience se construit dans la complexité
Quelques mètres carrés mal identifiés, une disposition ancienne de copropriété ou une incertitude sur l'usage de locaux peuvent compromettre une opération portant sur plusieurs millions d'euros. Ce dossier montre que ces difficultés peuvent échapper même à des professionnels expérimentés. Il rappelle également qu'une situation juridique ne peut jamais être considérée comme définitivement acquise : les réglementations évoluent, les exigences des acquéreurs changent et de nouvelles interrogations peuvent apparaître plusieurs années après une acquisition.
La résolution de ces difficultés exige de croiser les compétences, de confronter les analyses et de savoir mobiliser les spécialistes appropriés. Pour TGC, ces situations constituent aussi une source essentielle d'apprentissage. Les recherches menées, les obstacles surmontés et les solutions élaborées enrichissent notre expérience collective et renforcent notre capacité à anticiper les risques pour les autres patrimoines qui nous sont confiés.
« Vingt-deux années d'expérience, ce ne sont pas seulement des années de pratique. Ce sont vingt-deux années de situations vécues, d'analyses confrontées et d'enseignements mis au service de nos clients. »
Pour aller plus loin : Gestion & Asset Management.